L’adresse IP 37.117.117.230 appartient à un bloc IPv4 public enregistré en Italie, exploité par Vodafone DSL. Son hostname reverse DNS, net-37-117-117-230.cust.vodafonedsl.it, confirme l’opérateur et le pays d’enregistrement. Identifier cette adresse revient à croiser trois niveaux d’information distincts : le pays d’enregistrement du bloc, l’ASN qui l’annonce sur le réseau, et la géolocalisation estimée – trois données qui ne coïncident pas toujours.
Données techniques de l’IP 37.117.117.230 : pays, FAI et ASN
Les bases de données de géolocalisation placent cette adresse en Italie, dans la région Émilie-Romagne, avec un niveau de confiance élevé. Les villes identifiées varient selon les sources : Modena, Parma, Bologna ou Castelnuovo Rangone apparaissent selon l’outil utilisé, ce qui reflète la précision limitée de la géolocalisation à l’échelle communale.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Pays | Italie (IT) |
| Continent | Europe (EU) |
| FAI / Opérateur | Vodafone DSL |
| Hostname | net-37-117-117-230.cust.vodafonedsl.it |
| Type d’adresse | Publique (connexion résidentielle DSL) |
| Fuseau horaire | Europe/Rome |
Le type de connexion DSL indique une ligne fixe résidentielle, ce qui oriente vers un usage domestique plutôt que vers un datacenter ou un service commercial. Cette distinction est utile pour qualifier une requête suspecte dans vos journaux serveur.
Pourquoi la localisation IP ne suffit pas à détecter un abus
Un bloc IP enregistré en Italie peut être utilisé depuis un autre pays via un VPN ou un proxy. L’ASN identifie le réseau qui route l’adresse, pas la personne à l’origine de la connexion. Conclure à un abus sur la seule origine géographique est une erreur d’analyse.
Le comportement des requêtes – fréquence, user-agent, volume de données, chemins accédés – apporte des informations bien plus fiables qu’une estimation géographique. Une IP italienne peut être celle d’un utilisateur légitime utilisant un service intermédiaire, tout comme une IP locale peut masquer une activité malveillante.

La géolocalisation reste utile pour contextualiser une alerte, pas pour en constituer la preuve.
Signaler un abus : utiliser l’ASN et le contact d’abus du bloc
Lorsqu’une adresse comme 37.117.117.230 génère un comportement anormal dans vos logs, la démarche la plus efficace passe par l’ASN et non par une simple recherche géographique. Le contact d’abus du bloc IP est l’interlocuteur approprié pour tout signalement.
- Identifier l’ASN du bloc : un outil de lookup ASN permet de retrouver le numéro de système autonome qui annonce cette adresse. Pour Vodafone Italie, l’enregistrement du bloc contient un champ « abuse contact » directement exploitable.
- Consulter le registre RIPE NCC pour les adresses européennes : RIPE gère l’attribution des blocs IPv4 dans la région, et chaque entrée WHOIS inclut des coordonnées de contact pour les signalements.
- Conserver les journaux pertinents avant tout signalement : la date, l’heure, le fuseau horaire et les requêtes concernées constituent les éléments de preuve minimaux attendus par les équipes de l’opérateur.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande également d’identifier le vecteur de l’attaque et de maintenir les logiciels à jour avant et après tout incident, indépendamment du signalement à l’opérateur.
Protéger votre site contre les requêtes abusives : méthodes adaptées
Bloquer une IP unique reste une mesure de portée limitée : l’adresse change, le comportement revient sous une autre identité réseau. Une protection efficace repose sur l’analyse comportementale des requêtes, combinée à des règles adaptées au niveau du serveur ou du pare-feu applicatif.
- Analyser les logs avec des outils dédiés (fail2ban, GoAccess, ou les journaux natifs d’Apache/Nginx) pour repérer les patterns : nombre de requêtes par minute, accès répétés à des chemins sensibles (/wp-admin, /xmlrpc.php, /admin), codes de réponse 404 ou 403 en masse.
- Configurer des règles de limitation de débit (rate limiting) au niveau du serveur web ou d’un reverse proxy : cette approche traite le comportement sans dépendre de l’origine géographique.
- Utiliser un service de filtrage applicatif (WAF) qui détecte les signatures d’attaques connues indépendamment de l’IP source.
Géolocalisation IP : précision réelle et limites à connaître
Les bases de géolocalisation estiment la localisation d’une adresse IP à partir des données d’enregistrement des blocs et des annonces BGP. La précision descend rarement en dessous du niveau régional pour les adresses résidentielles. Pour 37.117.117.230, la région Émilie-Romagne est identifiée avec un niveau de confiance élevé, mais la ville exacte varie selon les bases consultées.
Cette imprécision est structurelle : un opérateur comme Vodafone DSL attribue dynamiquement les adresses à ses abonnés. L’adresse observée aujourd’hui dans vos logs ne correspond pas nécessairement au même abonné qu’il y a trois mois.
Pour des usages de sécurité, croiser les données de géolocalisation avec le hostname reverse DNS et l’ASN donne une image plus fiable qu’une seule source. Le hostname net-37-117-117-230.cust.vodafonedsl.it confirme ici l’opérateur et le pays sans ambiguïté, là où la géolocalisation par base de données peut diverger selon le fournisseur.
L’adresse 37.117.117.230 désigne donc une connexion DSL résidentielle italienne rattachée à Vodafone, localisée en Émilie-Romagne. Pour tout incident impliquant cette adresse, le contact d’abus du bloc via le registre RIPE constitue le point d’entrée le plus direct, avant d’envisager des mesures de filtrage côté serveur.

